« Le matin du vendredi saint, nous quittâmes la demeure pour aller au jardin.
Chaque arbre prononçait une parole et chaque feuille chantait une mélodie. Les arbres
proclamaient : “Regarde, les preuves de la miséricorde de Dieu”, et les torrents jumeaux
récitaient dans la langue éloquente le verset sacré : “À partir de nous, toutes les choses
furent rendues vivantes.” Glorifié soit Dieu! Des mystères furent évoqués par eux, ce
qui provoquait l’émerveillement. Il me vint alors à l’esprit : dans quelle école furent
ils éduqués, et auprès de qui acquirent-ils leur savoir ? Oui! Cet opprimé sait et il dit
: “De Dieu, l’Universel, l’Absolu.”
« Alors que nous venions de nous asseoir, Rádíyih – sur elle soit ma gloire – nous
rencontra en ton nom, dressa la table de la générosité de Dieu, et en ton nom elle
offrit l’hospitalité à tous ceux qui étaient présents. En vérité, l’on proposa tout ce qui
stimule l’appétit et plaît à l’œil, et en effet, l’on pouvait entendre ce qui enchante alors
que les feuilles étaient remuées par la volonté de Dieu. De ce mouvement, une voix
rafraîchissante s’éleva, comme si elle lançait un appel plein de joie, invitant l’absent
à cette fête. Le pouvoir de Dieu et la perfection de son art pouvaient se voir dans
les fleurs, les fruits, les arbres, les feuilles et les torrents. Loué soit Dieu qui l’a ainsi
confirmée, ainsi que toi.
« En bref, tous ceux qui étaient présents dans le Jardin étaient les destinataires des
faveurs les plus exquises et à la fin, ils rendirent grâce à leur Seigneur. Oh, si tous les
bien-aimés de Dieu avaient pu être présents ce jour-là!
« Nous supplions Dieu – exalté soit-il – de faire descendre sur toi, à chaque instant,
une bénédiction, une miséricorde et une mesure de la grâce divine, du haut de sa
présence. Il est Celui qui pardonne, le Très-Glorieux.
« Nous saluons ses bien-aimés et implorons pour chacun d’entre eux ce qui est digne
de mention et acceptable en sa présence. Que la paix soit sur toi, et sur les serviteurs
sincères de Dieu. Louange à lui, le Seigneur de toute l’humanité. » 29 (Bahá’u’lláh
La Révélation de Bahá’u’lláh, vol. IV, p. 15-16.
Ô Divine Providence ! Immerge le père et la mère de ce serviteur de ton Seuil dans l’océan de ton pardon, et purifie et sanctifie-les de tout péché et de toute transgression. Accorde-leur ton indulgence et ta miséricorde, et octroie-leur ton généreux pardon. Tu es l’Indulgent qui toujours pardonne, le Dispensateur d’une grâce abondante. Ô Seigneur indulgent ! Nous sommes des pécheurs, mais nos espoirs sont fondés sur ta promesse et ton soutien. Nous sommes enveloppés par les ténèbres de l’erreur, mais nous tournons toujours notre visage vers le matin de tes généreuses faveurs. Agis envers nous comme il sied à ton Seuil, et accorde-nous ce qui est digne de ta Cour. Tu es l’Indulgent, qui toujours pardonne, Celui qui ignore tout manquement.

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